Pour ce second volet de notre reportage sur le groupe Laiteries Réunies Genève, la direction nous donne les clés de son approche du développement durables et de la transition énergétique.
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[Entretien] Dominique Monney, Directeur général des Laiteries Réunies Genève
Comment en vient-on à être récompensé à deux reprises pour son engagement en faveur de la transition énergétique ?
La réponse se trouve dans notre statut de coopérative : avant de parler transition énergétique, le groupe a toujours pensé durabilité. En effet, notre mission première est de garantir la viabilité des exploitations de nos producteurs et c’est en contribuant à la pérennité d’une économie régionale durable que nous y parvenons. Autrement dit, les trois piliers du développement durable – économique, social et environnemental – font partie intégrante de notre stratégie.
En corollaire, nous sommes convaincus que mener une stratégie RSE de manière sincère et engagée améliore notre rentabilité. D’ailleurs, elle nous amène des opportunités d’affaires en nous rapprochant de nouveaux partenaires également engagés dans cette démarche.
Outre la centrale photovoltaïque, comment avez-vous ciblé vos efforts d’optimisation énergétique ?
Nous avons structuré notre travail sur l’optimisation énergétique pour une raison bien simple : le site de Plan-les-Ouates était et est un
gros consommateur d’électricité – même si nous avons réduit nos besoins à 6 GWh par an.
Nous avons été accompagnés par un bureau d’études qui a mesuré les consommations de différents postes, sur plusieurs semaines. Cet audit a permis de définir des priorités et d’établir un plan d’actions touchant aux machines, aux installations en général mais également aux processus. Il a été soumis au programme éco21 de SIG, qui les a validés et a apporté sa contribution financière.
Vous avez aussi travaillé avec vos équipes, sur leurs habitudes de travail et les process…
La RSE est une démarche qui doit faire partie de la culture d’entreprise. Aussi, nous avons cherché à changer les habitudes de travail qui pouvaient influencer négativement notre consommation et d’en mesurer l’impact mais aussi d’organiser un meilleur ordonnancement de la production, dans le but de minimiser les arrêts qui gaspillent de l’énergie. À ce stade, les résultats relevés en 2023 sont déjà très positifs : sur les postes concernés, nous avons réduit la consommation d’électricité de 19% et réduit les besoins en eau et en air comprimé.
Quelles seront les prochaines étapes ?
Notre vision systémique nous questionne de façon permanente sur les actions à mettre en place pour réduire notre consommation et agir de façon concrète sur l’impact de nos activités. À ce titre, afin de lui donner une dimension plus importante encore, nous avons engagé une collaboratrice assurant la coordination de la démarche RSE cette année.
Depuis quatre ans, nous avons élargi notre perspective, en pensant en termes d’impact sur la planète. Hors du cadre de la transition énergétique, nous travaillons par exemple sur une meilleure valorisation des produits déclassés. Nous développons également la dimension sociale, avec des projets qui nous engagent auprès de la communauté, par exemple avec des embauches plus inclusives ou en travaillant avec des entreprises sociales comme PRO.
Enfin, pour revenir à une dimension plus « technique », la prochaine étape sera de réfléchir à un modèle de site de production efficient, en menant une réflexion structurelle sur les bâtiments. De même, nous entendons intégrer davantage nos coopérateurs à cette thématique.
Photos: ©Laiteries Réunies Genève


