Dans le cadre d’un projet européen de quatre ans dirigé par l’Empa, onze collaborateurs issus de la recherche et de l’industrie sont parvenus à améliorer de manière significative les batteries pour les voitures électriques. L’un des principaux objectifs du projet était de mettre à l’échelle les nouveaux matériaux et technologies afin qu’ils puissent être mis sur le marché le plus rapidement possible.
Après 2035, plus aucune voiture neuve équipée d’un moteur à combustion ne devrait être vendue en Europe. Pour atteindre cet objectif ambitieux, il faut avant tout une chose : de meilleures batteries pour que les voitures électriques se chargent plus rapidement, parcourent de plus longues distances et aient une empreinte écologique plus faible. Une multitude de grands projets de recherche soutiennent l’industrie des batteries et de l’automobile dans le développement des batteries du futur. L’un d’entre eux, un projet « Horizon 2020 » appelé « SeNSE », s’est achevé avec succès début 2024.
Ce projet européen de quatre ans avec un budget global de plus de 10 moi d’euros a été initié et dirigé par des chercheurs du laboratoire « Materials for Energy Conversion » de l’Empa. Au moment de l’appel d’offres, ce laboratoire relativement jeune était encore peu connu dans le domaine de la recherche sur les batteries. Le directeur du laboratoire, Corsin Battaglia, savait que pour faire partie d’un projet européen sur les batteries, lui et ses chercheurs devaient en mettre un sur pied. C’est chose faite : Corsin Battaglia et son collaborateur Ruben-Simon Kühnel ont réussi à convaincre des institutions universitaires et des entreprises industrielles du monde entier de les rejoindre et ont remporté l’appel d’offres.

