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Genève sera un cobaye de la mobilité tarifée

par | Déc 15, 2016

Genève sera un cobaye de la mobilité tarifée

Transports: Volontaire pour tester les nouvelles pratiques tarifaires imaginées à Berne, le Canton n’exclut pas de les rendre lucratives.  Article rédigé par Marc Moulin, 16.11.2016

 Paierons-nous un jour nos déplacements, qu’ils soient routiers ou à bord de transports publics, en fonction des émissions polluantes, mais aussi en fonction de l’horaire, les heures de pointe étant plus chères? L’idée fait son chemin à Berne. Et Genève est prêt à emboîter le pas, a annoncé mercredi le Conseil d’Etat. Le Canton se déclare volontaire pour tester ces nouvelles pratiques tarifaires connues sous le terme anglais de mobility pricing. Il fait figure de canton pilote, avec Neuchâtel, Berne, Zoug, Saint-Gall et le Tessin. 

Les heures de pointe sont au cœur de la réflexion fédérale. Ce sont elles qui forcent les autorités à agrandir, à coup de milliards, les réseaux de transport, routiers ou ferroviaires, alors qu’ils «ne sont pas pleinement exploités le reste du temps», écrit le Département fédéral des transports de Doris Leuthard (DETEC). On sait tous à quoi ressemble un wagon bondé en fin de journée. On sait moins que les trains suisses roulent en moyenne journalière avec 80% de leurs sièges vacants. Pour le DETEC, le mobility pricing est «un instrument destiné à résoudre les problèmes de capacité et non pas à financer l’infrastructure de transport». Son objectif «n’est pas de rendre la mobilité plus chère», mais de faire en sorte que l’usager soit «incité à se soucier des coûts». 

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